Jason Shomba : Promet du ouf et du wow, lors la soirée de gala Mongita.

Jason Shomba : Promet du ouf et du wow, lors la soirée de gala Mongita.

Une soirée cinéma n’est soirée cinéma que lorsque le glamour est palpable. Or, sans décoration une soirée, aussi glamour qu’elle soit, elle risque de passer pour une soirée ou un événement ordinaire. Et voici comment la soirée Mongita lie l’utile à l’agréable… elle sort le grand jeu, véritable arme non conventionnelle dans la décoration  cinématographique Congolais, pour le bonheur de vos yeux : Jason Shomba. Je vous livre ici-bas l’essentiel de son interview.

Jason Shomba en plein tournage de la série Ndakisa
Jason Shomba en plein tournage de la série Ndakisa

 

 

Homme de gout, de couleur et de style, Jason signe plus de 16 films (il est modeste, je sais que c’est plus) en décoration. Sans doute si vous avez suivi 10 films Congolais, sans crainte d’être contredit, il y aura 8 dont la déco a été assurée par Jason. Tenez, quelques scènes dont il a assuré le setup: « Coiffure kitoko », « Mpangi’ami », « l’Équipe », « Cocaïne light », « Villa Matata », « Ndakisa »… ajouté à cela au  moins 10 courts métrage avec la MONUSCO (Mission de l’Organisation Nations Unies pour la Stabilisation en R.D.Congo), j’avoue que j’ai une profonde admiration de sa modestie,  que je qualifie de légendaire. Généralement, pour réaliser ces prouesses, il faut avoir parcouru l’extérieur pour les  formations, mais ce  génie de la décoration est produit de L’INA (Institut National des Arts)  et quelques formations sur place au Congo.

 

 

 

Et toute cette mine de talent va servir à changer l’image du chapiteau qui servira de cadre pour la soirée de gala Mongita dans l’enceinte de l’académie des beaux-arts. Jason m’a confié, je le cite : « Certes on dit qu’il n’y a pas des grands artistes mais il n’y a que des grandes œuvres. A mon humble avis, nos grandes œuvres font des nous des grands artistes. Je fais de la soirée Mongita en terme de déco une œuvre et je la veux grande. Je promets du ouf et du wow. Vous avez ma  parole d’honneur. » Lorsque j’ai entendu ces paroles sortir de sa bouche j’ai tressailli de joie, car bourré des techniques et de technicité je sais de quoi il est capable.

 

A quelques jours de l’événement, mes yeux scintillent comme un enfant de 5 ans dans un rayon des jouets. Je sais, que lors de la soirée Mongita, je serais comme dans un film où je suis acteur principal et la déco est assurée par Jason Shomba, voilà tout mon bonheur.

 

Peace MAVUNGU

Attila MPIANA : Dans les 5 prochaines années, il y aura un boom du cinéma Congolais.

Attila MPIANA : Dans les 5 prochaines années, il y aura un boom du cinéma Congolais.

Il est tout et il fait tout dans le cinéma.  Véritable mine de savoir-faire Attila pense que le cinéma Congolais au-delà de sa qualité, manquait le faire savoir pour conquérir le marché local et international. En quelques lignes, le talentueux fait son clin d’œil au cinéma Congolais et à la soirée Mongita.

 

 

Peace MAVUNGU : Réalisateur, acteur, producteur et directeur général de la maison de production «Vision Maitre Kayoka». Quels sont les films qui ont ouvert ta carrière dans le cinéma, ceux qui sont restés dans tes annales ?

 

Attila MPIANA : Mon tout premier film c’est  «Aide semblable» un moyen métrage, le deuxième «Chaud» c’est un court métrage qui a même participé à un festival ici à Kinshasa, semaine du film Congolais et mon troisième film «Destin» c’est un long métrage qui est presque à la fin du tournage.

 

PM : Avec tout ça, nous savons combien de temps minimum prendre pour finir un film. Ça fait combien de temps  qu’Attila est professionnel du cinéma ?

 

AM : C’est depuis 2005 que je suis dans ce métier et quatre ans après, soit en 2009 j’ai pu monter ma structure «Vision Maitre Kayoka» avec laquelle j’ai réalisé mon tout premier film.

 

PM : Sans avoir une calculette, je comprends que ça fait 11 ans. Avec tes 11 années, ton nom et ta notoriété et celle de ta structure dans la sphère du cinéma Congolais, tu viens te lancer dans un projet qui est à son aurore. Quelle est la motivation ?

 

AM : C’est la soirée Mongita qui peut être, est encore à sa première édition mais ses animateurs, Erick Kayembe et les autres ont des noms et l’expérience dans le secteur. Aussi je crois que la soirée Mongita va jouer un grand rôle de visibilité.

 

 

 

PM : Penses-tu que cette soirée peut changer quelque chose ? Peut-elle résoudre le problème de visibilité dont souffre le cinéma Congolais ?

 

AM : Effectivement elle peut, peut être tout changé parce qu’on a associé ceux qui œuvrent dans la télé-dramatique. Avec leur notoriété,  moi je trouve que cette fusion peut booster le cinéma Congolais.

 

PM : Généralement quand on évoque le cinéma Congolais on reconnait sa qualité. Mais la notoriété ne suit pas. Où se situe le problème ?

 

AM : Dans les 5 prochaines années, il y aura un boom du cinéma Congolais, parce que là on attaque la télé. La promotion était un peu le ventre mou de notre cinéma. Mais maintenant avec les projets des séries télé  dont j’ai eu écho, je crois qu’il y aura un boom, vivra verra.

 

Par Peace Mavungu

Pitshou TSHIOVO : La soirée Mongita et la SFC, allons récompenser les cinéastes qui se sont distingués en 2016.

Pitshou TSHIOVO : La soirée Mongita et la SFC, allons récompenser les cinéastes qui se sont distingués en 2016.

J’avoue mon impatience à rencontrer celui dont le nom revenait sur les lèvres de ceux qui l’ont précédé devant mon microphone. Et ni mon espoir, ni mon attente sur la quintessence de ce qu’il allait me dire sur le cinéma Congolais et sur  la soirée Mongita n’ont été déçu. S’il m’était donné de le faire entrer dans une salle de spectacle, j’allais crier d’une voix forte : ladies and gentlemen please welcome Pitshou TSHIOVO.

 

Pitshou Tshiovo au Moke film Festival
Pitshou Tshiovo au Moke film Festival

Pitshou Tshiovo qui remporte le prix du meilleur film au Moke Film Festival

Peace MAVUNGU : Pitshou TSHIOVO, producteur, réalisateur et coordonnateur de la « Société du Film du Congo » (SFC) pendant mes interviews avec les cinéastes tout le monde ou presque cité tes films dans lesquels tel a fait ceci tel a fait cela, aujourd’hui que je t’ai en chair et en os on peut avoir quelques titres de tes films ?

 

Pitshou TSHIOVO : J’ai réalisé un moyen métrage « META », récemment je venais de remporter le prix du meilleur film avec mon court métrage « Pygmée et moi », c’était en aout dernier à pointe noire. Je participe dans pas mal de projet de production cinématographique et j’ai commencé en 2006 à l’époque j’étais étudiant à l’Ina d’ailleurs. C’est un peu ce qui fait que mon nom en fil rouge, ce ne pas parce que je suis grand mais surement parce qu’on a travaillé ensemble.

 

PM : Tu as un nom, une carrière, des prix et l’expérience à défendre tu viens associer ton image à la soirée Mongita. Où se situe la motivation de soutenir un évènement, la soirée Mongita, qui va lancer ses premiers pas ce vendredi 30 décembre 2016 ?

 

PTS : Je pense que ce qui nous manque en RDC c’est l’accompagnement des belles initiatives. C’est vraiment important que dans notre pays à la fin de l’année que nous nous réunissions entre les cinéastes, cinéphiles, les officiels et les éventuels partenaires pour faire un bilan de ce qu’a été notre année en matière de production, circulation, distribution et consommation pour passer un moment festif  ensemble mais aussi un moment de remise des awards.

 

PM : Dans tes projections comment est-ce que tu vois cinéma congolais ?

 

PTS : Petit à petit nous sortons dans le bourbier où nous étions. Nous avons pris comme option de premièrement produire un nombre « N » des films et surtout les rendre compétitifs en les envoyant dans des festivals à travers le monde et peu à peu nous retrouvons dans les programmations des différents festivals. C’est une fierté pour nous… je parle de nous parce jusque-là cette politique ne touche que les cinéastes parce que la majorité ne s’intéresse presque pas au…

 

PM : Est-ce que vous faites la promotion pour que la majorité s’y intéresse ?

 

PTS : Je pense que dans cette synergie, chacun doit jouer son rôle… nous en tant que créateurs nous produisons et nous réalisons. Mais l’autre face de la pièce est que des services de distribution, de circulation il faudrait que tous ces services là soient opérationnels. Or, actuellement nous nous battons bec et ongles sans toute la chaine normale du cinéma.

 

PM : Effectivement qu’on sent les choses bouger dans ce sens, avec l’avènement des structures comme « un cinéma pour le Congo » autres. Que peut-on retenir du partenariat soirée Mongita, toi-même Tshiovo et de la « Société du Film du Congo » SFC ?

 

PTS : La soirée Mongita avec SFC nous avons pris l’initiative de faire une remise des trophées pour récompenser les cinéastes qui se sont distingués au cours de cette année 2016. Et  le prix est dénommé okapi awards. Je crois que c’est une grande première.

John MBINGILAYI : La première Edition de la soirée Mongita, doit susciter l’envie de revenir l’année prochaine.

John MBINGILAYI : La première Edition de la soirée Mongita, doit susciter l’envie de revenir l’année prochaine.

Quand je vois les actifs de ceux qui s’occupent de tel ou tel secteur de la soirée Mongita, je me dis qu’elle ressemble à un enfant à multiples tantes et oncles. Il ne peut-être que couvert des cadeaux. Près de 20 ans d’expérience dans la gestion de la lumière, avec les siens il parle généralement des fruits lumineux. John MBINGILAYI va  surement transformer le chapiteau de l’Académie des Beaux-Arts, en une jungle où l’on ne vit que des rayons de fruit lumineux.

Photo de John Mbingilayi
Photo de John Mbingilayi

 

 

Peace MAVUNGU : John MBINGILAYI cinéaste, éclairagiste et cadreur, je confirme que dans le projet « soirée Mongita » tu t’occupes de l’éclairage et tu travailles en collaboration avec la décoration.

 

John MBINGILAYI : effectivement dans le projet soirée Mongita je m’occupe de l’éclairage et de la direction technique.

 

PM : Peux-tu révéler, rapidement, quelques films ou évènements dont tu as assuré l’éclairage.

 

JM : Si je m’offre le luxe de tout citer ici, on aura une multitude des phrases. Ce qui est vrai, j’ai commencé ma carrière en 1997 à la télévision la RTNC2 (deuxième chaine public de la RDC) et là j’étais dans la lumière, cadrage et le montage. 3 ans plus tard soit en 2000  j’ai quitté la télévision pour embrasser le théâtre et j’ai évolué avec l’écurie Maloba comme éclairagiste et technicien vidéaste. A cela ajouté plusieurs formations et ateliers à l’extérieur et ici (en RDC) cela m’a façonné et m’a garni des qualités pour travailler dans plusieurs film, Viva Riva, Rebel, State of mint, mon histoire papy…

 

PM : De 1997 à 2016 finissant presque 20 ans de carrière, qu’est-ce qui motive ton implication dans un projet (soirée Mongita)  qui est encore dans sa phase matricielle.

 

JM : Je pense que je suis parmi les combattant qui osent ce qui me pousse à faire partie de cette équipe, c’est d’abord qui m’anime à demeurer dans mon métier de cinéaste et à faire bouger les lignes dans notre secteur. C’est dans cette optique que je n’ai pas hésité quand Erick Kayembe m’approché je n’ai pas hésité un seul instant. D’ailleurs avant qui ne m’approche j’avais presque la même idée et nous avons juste harmonisé les vues.

 

PM : En vous suivant tous, cinéastes Congolais, votre fil rouge c’est la passion, la qualité et la détermination. Mais qu’est ce qui manque pour qu’il y ait éclosion du cinéma Congolais.

 

JM : Je pense que c’est un problème de diffusion et la promotion des films. Mais, je n’ai pas assez d’avis à émettre parce je suis technicien que chacun fasse son travail, je ne peux pas me résumer en producteur et/ou diffuseur.

 

PM : mais au moins tu as besoin que ton travail soit quand même  vu sous un angle, que le public découvrent ce que les congolais ont et sont capables de faire ?

 

JM : je pense que mon travail est déjà vu à travers les films que j’avais cité au début, il sera encore vu à travers « Ndakisa » dont j’ai été chef électro-machino réalisé par le plus grand réalisateur de sa génération Patrick Ken KALALA. En aout, nos collègues venaient de rafler 3 prix dans un festival du cinéma à Pointe-Noire  Avec tout ça, nous jetons déjà les bases pour un avenir radieux du cinéma congolais, il y a une perspective positive.

 

PM : Pour finir, que peut-on retenir de ta touche dans l’organisation de la soirée Mongita ?

 

JM : Je suis là en tant qu’une image, John MBINGILAYI.  Mais aussi en tant que structure « Global Media », nous sommes là pour appuyer l’évènement sur le plan technique et d’éclairage et que ça donne encore envie de revenir l’année prochaine.

 

Par Peace Mavungu