Attila MPIANA : Dans les 5 prochaines années, il y aura un boom du cinéma Congolais.

Attila MPIANA : Dans les 5 prochaines années, il y aura un boom du cinéma Congolais.

Il est tout et il fait tout dans le cinéma.  Véritable mine de savoir-faire Attila pense que le cinéma Congolais au-delà de sa qualité, manquait le faire savoir pour conquérir le marché local et international. En quelques lignes, le talentueux fait son clin d’œil au cinéma Congolais et à la soirée Mongita.

 

 

Peace MAVUNGU : Réalisateur, acteur, producteur et directeur général de la maison de production «Vision Maitre Kayoka». Quels sont les films qui ont ouvert ta carrière dans le cinéma, ceux qui sont restés dans tes annales ?

 

Attila MPIANA : Mon tout premier film c’est  «Aide semblable» un moyen métrage, le deuxième «Chaud» c’est un court métrage qui a même participé à un festival ici à Kinshasa, semaine du film Congolais et mon troisième film «Destin» c’est un long métrage qui est presque à la fin du tournage.

 

PM : Avec tout ça, nous savons combien de temps minimum prendre pour finir un film. Ça fait combien de temps  qu’Attila est professionnel du cinéma ?

 

AM : C’est depuis 2005 que je suis dans ce métier et quatre ans après, soit en 2009 j’ai pu monter ma structure «Vision Maitre Kayoka» avec laquelle j’ai réalisé mon tout premier film.

 

PM : Sans avoir une calculette, je comprends que ça fait 11 ans. Avec tes 11 années, ton nom et ta notoriété et celle de ta structure dans la sphère du cinéma Congolais, tu viens te lancer dans un projet qui est à son aurore. Quelle est la motivation ?

 

AM : C’est la soirée Mongita qui peut être, est encore à sa première édition mais ses animateurs, Erick Kayembe et les autres ont des noms et l’expérience dans le secteur. Aussi je crois que la soirée Mongita va jouer un grand rôle de visibilité.

 

 

 

PM : Penses-tu que cette soirée peut changer quelque chose ? Peut-elle résoudre le problème de visibilité dont souffre le cinéma Congolais ?

 

AM : Effectivement elle peut, peut être tout changé parce qu’on a associé ceux qui œuvrent dans la télé-dramatique. Avec leur notoriété,  moi je trouve que cette fusion peut booster le cinéma Congolais.

 

PM : Généralement quand on évoque le cinéma Congolais on reconnait sa qualité. Mais la notoriété ne suit pas. Où se situe le problème ?

 

AM : Dans les 5 prochaines années, il y aura un boom du cinéma Congolais, parce que là on attaque la télé. La promotion était un peu le ventre mou de notre cinéma. Mais maintenant avec les projets des séries télé  dont j’ai eu écho, je crois qu’il y aura un boom, vivra verra.

 

Par Peace Mavungu

Pitshou TSHIOVO : La soirée Mongita et la SFC, allons récompenser les cinéastes qui se sont distingués en 2016.

Pitshou TSHIOVO : La soirée Mongita et la SFC, allons récompenser les cinéastes qui se sont distingués en 2016.

J’avoue mon impatience à rencontrer celui dont le nom revenait sur les lèvres de ceux qui l’ont précédé devant mon microphone. Et ni mon espoir, ni mon attente sur la quintessence de ce qu’il allait me dire sur le cinéma Congolais et sur  la soirée Mongita n’ont été déçu. S’il m’était donné de le faire entrer dans une salle de spectacle, j’allais crier d’une voix forte : ladies and gentlemen please welcome Pitshou TSHIOVO.

 

Pitshou Tshiovo au Moke film Festival
Pitshou Tshiovo au Moke film Festival

Pitshou Tshiovo qui remporte le prix du meilleur film au Moke Film Festival

Peace MAVUNGU : Pitshou TSHIOVO, producteur, réalisateur et coordonnateur de la « Société du Film du Congo » (SFC) pendant mes interviews avec les cinéastes tout le monde ou presque cité tes films dans lesquels tel a fait ceci tel a fait cela, aujourd’hui que je t’ai en chair et en os on peut avoir quelques titres de tes films ?

 

Pitshou TSHIOVO : J’ai réalisé un moyen métrage « META », récemment je venais de remporter le prix du meilleur film avec mon court métrage « Pygmée et moi », c’était en aout dernier à pointe noire. Je participe dans pas mal de projet de production cinématographique et j’ai commencé en 2006 à l’époque j’étais étudiant à l’Ina d’ailleurs. C’est un peu ce qui fait que mon nom en fil rouge, ce ne pas parce que je suis grand mais surement parce qu’on a travaillé ensemble.

 

PM : Tu as un nom, une carrière, des prix et l’expérience à défendre tu viens associer ton image à la soirée Mongita. Où se situe la motivation de soutenir un évènement, la soirée Mongita, qui va lancer ses premiers pas ce vendredi 30 décembre 2016 ?

 

PTS : Je pense que ce qui nous manque en RDC c’est l’accompagnement des belles initiatives. C’est vraiment important que dans notre pays à la fin de l’année que nous nous réunissions entre les cinéastes, cinéphiles, les officiels et les éventuels partenaires pour faire un bilan de ce qu’a été notre année en matière de production, circulation, distribution et consommation pour passer un moment festif  ensemble mais aussi un moment de remise des awards.

 

PM : Dans tes projections comment est-ce que tu vois cinéma congolais ?

 

PTS : Petit à petit nous sortons dans le bourbier où nous étions. Nous avons pris comme option de premièrement produire un nombre « N » des films et surtout les rendre compétitifs en les envoyant dans des festivals à travers le monde et peu à peu nous retrouvons dans les programmations des différents festivals. C’est une fierté pour nous… je parle de nous parce jusque-là cette politique ne touche que les cinéastes parce que la majorité ne s’intéresse presque pas au…

 

PM : Est-ce que vous faites la promotion pour que la majorité s’y intéresse ?

 

PTS : Je pense que dans cette synergie, chacun doit jouer son rôle… nous en tant que créateurs nous produisons et nous réalisons. Mais l’autre face de la pièce est que des services de distribution, de circulation il faudrait que tous ces services là soient opérationnels. Or, actuellement nous nous battons bec et ongles sans toute la chaine normale du cinéma.

 

PM : Effectivement qu’on sent les choses bouger dans ce sens, avec l’avènement des structures comme « un cinéma pour le Congo » autres. Que peut-on retenir du partenariat soirée Mongita, toi-même Tshiovo et de la « Société du Film du Congo » SFC ?

 

PTS : La soirée Mongita avec SFC nous avons pris l’initiative de faire une remise des trophées pour récompenser les cinéastes qui se sont distingués au cours de cette année 2016. Et  le prix est dénommé okapi awards. Je crois que c’est une grande première.