Lyke Mike, véritable porte étendard du cinéma Congolais, parle de MONGITA à cœur ouvert.

Lyke Mike, véritable porte étendard du cinéma Congolais, parle de MONGITA à cœur ouvert.

La first édition de la soirée Mongita est chouchoutée mieux  qu’une first lady. Le mail et le phone du staff ronronnent à tout moment pour un soutien ou une confirmation de participation. Le dernier est celui de Lyke Mike, véritable porte étendard du cinéma Congolais, qui a fait mieux qu’un coup de fil ou un message électronique. Mais il m’a accordé une interview à cœur ouvert, sous une ambiance bon enfant, reflet d’une soirée de gala Mongita haute en couleur et en gaité.

Lyke Mike avec l’équipe technique de la série Ndakisa
Lyke Mike avec l’équipe technique de la série Ndakisa

 

Peace MAVUNGU : Lyke Mike, musicien, acteur, producteur, mannequin, et professeur des langues. Très bon profil pour évoluer dans le cinéma. Dans quelle circonstance est arrivé ton coup de cœur pour le 7è art ?

 

Lyke Mike : Le cinéma, c’est depuis que j’étais tout petit que je me voyais dedans. Quand on suivait X-Or… j’étais tellement dans la passion de pourvoir me trouver comme ça… mais les conditions de l’époque ne permettaient pas que mon rêve devienne réalité. C’est seulement quand je suis arrivé en Corée  du sud pendant les tournages des parties scéniques de mes clips que le go a été donné. Les réalisateurs de ces clips évoluaient dans le cinéma et ils ont tout de suite remarqué que je n’enchainais que des one shot, one shot. Ils m’ont connecté et là je ne jouais que des petites scènes, drames et tout… A mon retour à Kinshasa, j’ai joué dans la série « Esprit de paix » de MAKELA et produit par le professeur BALUFU.

 

P.M : En tant que acteur, quels sont les films qu’on peut compter dans tes actifs ?

 

L.M : J’ai joué dans : « Esprit de paix » de MAKELA, « Triste fin » de Josiane KIRONGOZI, « Meta femme de guerre » de Pitchou TSHIOVO, « Masuama » de Deckin NZILA, « Destin » de Atilla MPIANA…

 

P.M : Ton parcours révèle la place que tu occupes dans l’espace cinématographique Congolais et Africain. Mais quelle est raison qui te motive à associer ton image à l’organisation de la soirée de Gala Mongita ?

 

L.M : Parce que j’y crois… je  crois à une éclosion ou explosion du cinéma Congolais dans les jours avenir. Et je ne veux pas être en marge de cette évolution. Je ne veux pas être de ceux qui voient, qui peuvent mais ne font rien. C’est exactement ce que je critiquais quand j’étais dans mes débuts. Je faisais des belles prestations et on me disait woow tu chantes bien… tu danse bien… après ça s’arrête là. Mais moi, je crois en cette initiative parce qu’au tour de ce projet, il y a des cerveaux qui ont mis leurs forces ensemble. Jusqu’ici c’est une première, moi j’y crois fermement voilà pourquoi je m’y implique.

 

P.M : A ton avis, de quoi souffre le cinéma Congolais ?

 

L.M : Le cinéma Congolais avait un bon élan, mais le manque de politique culturelle a fait en sorte qu’il stagne pendant un bon moment. C’est ce qui fait que nous nous engagions pour le re-décollage du cinéma Congolais.

 

P.M : Et tu penses que la soirée Mongita mène le même combat ?

 

L.M : Absolument, Mongita c’est un miroir où tous les acteurs, réalisateurs et tout celui qui œuvre dans le monde du cinéma, vont se mirer et se côtoyer. Parce que généralement, nous ne nous retrouvons que lors des tournages. Or, là nous allons parler cinéma mais sous un autre angle.

 

P.M : Comment est-ce que tu vois l’avenir du cinéma Congolais, après Mongita ?

 

L.M : Je suis optimiste, je le vois très grand. C’est exactement la raison pour laquelle je m’y implique

 

P.M : Je précise en passant que « DBC RECORDS », ton label de production s’est chargé de la sonorisation de la soirée Mongita.

 

L.M : oui oui Peace, tu n’es pas discret. En tant que acteur je serais là et en tant que producteur de musique, mon label « DBC RECORDS » assurera la sono.

 

P.M : Merci de m’avoir accordé tes précieuses minutes pour cette interview. Pour finir de tout, que peut-on retenir ?

 

L.M : Je souhaite un bon décollage, plein succès à la soirée Mongita. Certes c’est un début, mais pas une fin. Je remercie et encourage les initiateurs de ce projet, Erick KAYEMBE et son équipe, ils ont eu assez de crans, assez de courages pour le faire avec rien mais ça se concrétise petit à petit. C’est une initiative à louer et chapeau bas.

Par Peace Mavungu

Aziza KENGUMBE : De la télé dramatique au cinéma, il n’y a qu’un pas.

Aziza KENGUMBE : De la télé dramatique au cinéma, il n’y a qu’un pas.

 

Belle, chic, élégante et surtout femme de grand cœur, elle pense que dans le contexte de la R.D.Congo, la télé dramatique est la porte du cinéma. Mais une fois franchie, on découvre un grand univers jamais imaginé. Ici, l’essentiel de mon entretien avec la diva du cinéma Congolais, en devenir.

 

 

Photo prise lors de l'interview avec Peace Mavungu
Photo prise lors de l’interview avec Peace Mavungu

 

Si derrière un grand monsieur il y a toujours une grande dame, et ben dans chaque grande dame il y a un grand cœur. Aziza KENGUMBE, une dame de grand cœur que j’ai rencontré qui évolue  dans la télé dramatique Congolaise au sein du groupe Simba à Kinshasa. Grâce à et par son ONG, elle croit fermement que c’est possible de sauver les orphelins par l’art. Tiens, à première vue on peut se frotter les sourcils, mais c’est vrai parce qu’elle même ayant perdu ses parents dès le bas âge, elle a été sauvée par l’art. Il n’y a jamais un sans deux dit-on, elle retente le coup et apparemment ça lui réussit très bien.

La dame sans complexe, ni d’infériorité ni de supériorité, devant les cinéastes. Elle m’a confié vouloir s’ouvrir au cinéma. Premièrement dans le souci d’apprendre et en second lieu pour toucher certains horizons exclusifs au 7è art. Et de vous à moi qu’on se le dise, le cinéma, Aziza est pleine dedans puisqu’elle a  dans ses actifs plusieurs films et le dernier c’est la série « NDAKISA » où elle joue le rôle de « Mamitsho ». Ici, tout le monde sait que ça veut dire allumeuse. Ouf, heureusement que lors de notre entretien c’est Aziza que j’avais en face et non ‘‘Mamitsho’’, elle est à couper le souffle. Je ne vous en dis pas plus, so wait and see! Avec son tout, son rang et son image de marque, elle est parmi les partenaires officiels de la soirée Mongita. En approfondissant avec Aziza sur ‘‘MONGITA’’, elle m’a dit être speechless au risque de trop commenter et de ne pas pouvoir toucher les âmes des cinéphiles. Je retiens d’Aziza que c’est une soirée à ne manquer sous aucun prétexte. Toute fois moi, je serai là sur mon 31, car j’ai un amour fou pour le glamour.

 

Peace MAVUNGU

Jason Shomba : Promet du ouf et du wow, lors la soirée de gala Mongita.

Jason Shomba : Promet du ouf et du wow, lors la soirée de gala Mongita.

Une soirée cinéma n’est soirée cinéma que lorsque le glamour est palpable. Or, sans décoration une soirée, aussi glamour qu’elle soit, elle risque de passer pour une soirée ou un événement ordinaire. Et voici comment la soirée Mongita lie l’utile à l’agréable… elle sort le grand jeu, véritable arme non conventionnelle dans la décoration  cinématographique Congolais, pour le bonheur de vos yeux : Jason Shomba. Je vous livre ici-bas l’essentiel de son interview.

Jason Shomba en plein tournage de la série Ndakisa
Jason Shomba en plein tournage de la série Ndakisa

 

 

Homme de gout, de couleur et de style, Jason signe plus de 16 films (il est modeste, je sais que c’est plus) en décoration. Sans doute si vous avez suivi 10 films Congolais, sans crainte d’être contredit, il y aura 8 dont la déco a été assurée par Jason. Tenez, quelques scènes dont il a assuré le setup: « Coiffure kitoko », « Mpangi’ami », « l’Équipe », « Cocaïne light », « Villa Matata », « Ndakisa »… ajouté à cela au  moins 10 courts métrage avec la MONUSCO (Mission de l’Organisation Nations Unies pour la Stabilisation en R.D.Congo), j’avoue que j’ai une profonde admiration de sa modestie,  que je qualifie de légendaire. Généralement, pour réaliser ces prouesses, il faut avoir parcouru l’extérieur pour les  formations, mais ce  génie de la décoration est produit de L’INA (Institut National des Arts)  et quelques formations sur place au Congo.

 

 

 

Et toute cette mine de talent va servir à changer l’image du chapiteau qui servira de cadre pour la soirée de gala Mongita dans l’enceinte de l’académie des beaux-arts. Jason m’a confié, je le cite : « Certes on dit qu’il n’y a pas des grands artistes mais il n’y a que des grandes œuvres. A mon humble avis, nos grandes œuvres font des nous des grands artistes. Je fais de la soirée Mongita en terme de déco une œuvre et je la veux grande. Je promets du ouf et du wow. Vous avez ma  parole d’honneur. » Lorsque j’ai entendu ces paroles sortir de sa bouche j’ai tressailli de joie, car bourré des techniques et de technicité je sais de quoi il est capable.

 

A quelques jours de l’événement, mes yeux scintillent comme un enfant de 5 ans dans un rayon des jouets. Je sais, que lors de la soirée Mongita, je serais comme dans un film où je suis acteur principal et la déco est assurée par Jason Shomba, voilà tout mon bonheur.

 

Peace MAVUNGU

Attila MPIANA : Dans les 5 prochaines années, il y aura un boom du cinéma Congolais.

Attila MPIANA : Dans les 5 prochaines années, il y aura un boom du cinéma Congolais.

Il est tout et il fait tout dans le cinéma.  Véritable mine de savoir-faire Attila pense que le cinéma Congolais au-delà de sa qualité, manquait le faire savoir pour conquérir le marché local et international. En quelques lignes, le talentueux fait son clin d’œil au cinéma Congolais et à la soirée Mongita.

 

 

Peace MAVUNGU : Réalisateur, acteur, producteur et directeur général de la maison de production «Vision Maitre Kayoka». Quels sont les films qui ont ouvert ta carrière dans le cinéma, ceux qui sont restés dans tes annales ?

 

Attila MPIANA : Mon tout premier film c’est  «Aide semblable» un moyen métrage, le deuxième «Chaud» c’est un court métrage qui a même participé à un festival ici à Kinshasa, semaine du film Congolais et mon troisième film «Destin» c’est un long métrage qui est presque à la fin du tournage.

 

PM : Avec tout ça, nous savons combien de temps minimum prendre pour finir un film. Ça fait combien de temps  qu’Attila est professionnel du cinéma ?

 

AM : C’est depuis 2005 que je suis dans ce métier et quatre ans après, soit en 2009 j’ai pu monter ma structure «Vision Maitre Kayoka» avec laquelle j’ai réalisé mon tout premier film.

 

PM : Sans avoir une calculette, je comprends que ça fait 11 ans. Avec tes 11 années, ton nom et ta notoriété et celle de ta structure dans la sphère du cinéma Congolais, tu viens te lancer dans un projet qui est à son aurore. Quelle est la motivation ?

 

AM : C’est la soirée Mongita qui peut être, est encore à sa première édition mais ses animateurs, Erick Kayembe et les autres ont des noms et l’expérience dans le secteur. Aussi je crois que la soirée Mongita va jouer un grand rôle de visibilité.

 

 

 

PM : Penses-tu que cette soirée peut changer quelque chose ? Peut-elle résoudre le problème de visibilité dont souffre le cinéma Congolais ?

 

AM : Effectivement elle peut, peut être tout changé parce qu’on a associé ceux qui œuvrent dans la télé-dramatique. Avec leur notoriété,  moi je trouve que cette fusion peut booster le cinéma Congolais.

 

PM : Généralement quand on évoque le cinéma Congolais on reconnait sa qualité. Mais la notoriété ne suit pas. Où se situe le problème ?

 

AM : Dans les 5 prochaines années, il y aura un boom du cinéma Congolais, parce que là on attaque la télé. La promotion était un peu le ventre mou de notre cinéma. Mais maintenant avec les projets des séries télé  dont j’ai eu écho, je crois qu’il y aura un boom, vivra verra.

 

Par Peace Mavungu

Pitshou TSHIOVO : La soirée Mongita et la SFC, allons récompenser les cinéastes qui se sont distingués en 2016.

Pitshou TSHIOVO : La soirée Mongita et la SFC, allons récompenser les cinéastes qui se sont distingués en 2016.

J’avoue mon impatience à rencontrer celui dont le nom revenait sur les lèvres de ceux qui l’ont précédé devant mon microphone. Et ni mon espoir, ni mon attente sur la quintessence de ce qu’il allait me dire sur le cinéma Congolais et sur  la soirée Mongita n’ont été déçu. S’il m’était donné de le faire entrer dans une salle de spectacle, j’allais crier d’une voix forte : ladies and gentlemen please welcome Pitshou TSHIOVO.

 

Pitshou Tshiovo au Moke film Festival
Pitshou Tshiovo au Moke film Festival

Pitshou Tshiovo qui remporte le prix du meilleur film au Moke Film Festival

Peace MAVUNGU : Pitshou TSHIOVO, producteur, réalisateur et coordonnateur de la « Société du Film du Congo » (SFC) pendant mes interviews avec les cinéastes tout le monde ou presque cité tes films dans lesquels tel a fait ceci tel a fait cela, aujourd’hui que je t’ai en chair et en os on peut avoir quelques titres de tes films ?

 

Pitshou TSHIOVO : J’ai réalisé un moyen métrage « META », récemment je venais de remporter le prix du meilleur film avec mon court métrage « Pygmée et moi », c’était en aout dernier à pointe noire. Je participe dans pas mal de projet de production cinématographique et j’ai commencé en 2006 à l’époque j’étais étudiant à l’Ina d’ailleurs. C’est un peu ce qui fait que mon nom en fil rouge, ce ne pas parce que je suis grand mais surement parce qu’on a travaillé ensemble.

 

PM : Tu as un nom, une carrière, des prix et l’expérience à défendre tu viens associer ton image à la soirée Mongita. Où se situe la motivation de soutenir un évènement, la soirée Mongita, qui va lancer ses premiers pas ce vendredi 30 décembre 2016 ?

 

PTS : Je pense que ce qui nous manque en RDC c’est l’accompagnement des belles initiatives. C’est vraiment important que dans notre pays à la fin de l’année que nous nous réunissions entre les cinéastes, cinéphiles, les officiels et les éventuels partenaires pour faire un bilan de ce qu’a été notre année en matière de production, circulation, distribution et consommation pour passer un moment festif  ensemble mais aussi un moment de remise des awards.

 

PM : Dans tes projections comment est-ce que tu vois cinéma congolais ?

 

PTS : Petit à petit nous sortons dans le bourbier où nous étions. Nous avons pris comme option de premièrement produire un nombre « N » des films et surtout les rendre compétitifs en les envoyant dans des festivals à travers le monde et peu à peu nous retrouvons dans les programmations des différents festivals. C’est une fierté pour nous… je parle de nous parce jusque-là cette politique ne touche que les cinéastes parce que la majorité ne s’intéresse presque pas au…

 

PM : Est-ce que vous faites la promotion pour que la majorité s’y intéresse ?

 

PTS : Je pense que dans cette synergie, chacun doit jouer son rôle… nous en tant que créateurs nous produisons et nous réalisons. Mais l’autre face de la pièce est que des services de distribution, de circulation il faudrait que tous ces services là soient opérationnels. Or, actuellement nous nous battons bec et ongles sans toute la chaine normale du cinéma.

 

PM : Effectivement qu’on sent les choses bouger dans ce sens, avec l’avènement des structures comme « un cinéma pour le Congo » autres. Que peut-on retenir du partenariat soirée Mongita, toi-même Tshiovo et de la « Société du Film du Congo » SFC ?

 

PTS : La soirée Mongita avec SFC nous avons pris l’initiative de faire une remise des trophées pour récompenser les cinéastes qui se sont distingués au cours de cette année 2016. Et  le prix est dénommé okapi awards. Je crois que c’est une grande première.